AID Association initiatives dionysiennes
Le XIVe dalai lama nouveau citoyen d’honneur de Paris

L’amitié du dalai lama et de son "précepteur nazi"

Il n’y a pas que sur la glace qu’on dérape !

vendredi 25 avril 2008 par JMT

Le dalaï-lama et l’honneur nazi

QUOTIDIEN : vendredi 25 avril 2008 laurent dispot rédacteur à la Règle du jeu.

En juillet 1938 (anniversaire en 2008), un SS champion d’alpinisme est vainqueur de la face nord de l’Eiger, en Suisse : une « première ». Il s’appelle Heinrich Harrer. Le récit de son exploit, et sa photo avec Hitler, sont aussitôt diffusés massivement en Europe et dans le monde par la machine de propagande de Goebbels.

Il s’est inscrit à la SA en 1933, à la prise de pouvoir par Hitler (trois quarts de siècle en 2008). Passé à la SS, il est un favori du Reichsführer Heinrich Himmler.

Quelques mois après, autre « première » : ses camarades SS et lui-même sont vainqueurs des synagogues brûlées et des familles juives terrorisées, sur tout le territoire de l’Allemagne, lors de ce qu’ils nomment par dérision « la nuit de Cristal », le 9 novembre 1938.

Pendant que les Juifs passent à la nuit et au brouillard, Harrer est investi d’une mission par Hitler et Himmler en personnes : s’infiltrer au Tibet, en accord avec les ministres régents du dalaï-lama enfant, pour devenir précepteur de celui-ci. En pleine guerre d’agression contre la Chine japonaise, il s’agit de conquérir Lhassa comme nœud stratégique sur l’axe Berlin-Tokyo.

2008 est l’anniversaire de la « reconnaissance » par Hitler en 1938 de la stratégie de morcellement de la Chine menée par le Japon. Autrement dit la Mandchourie occupée par l’envahisseur fasciste.

Heinrich Harrer a accompli sa mission de confiance hitlérienne, malgré la défaite militaire de1945, en la transformant en un logiciel pseudo « spirituel » installé dans des têtes affamées de servitude.

Son rapport de mission, Sept ans au Tibet, était bourré de mensonges grossiers et de fascination pour le « Führerprinzip » impitoyable du théocratisme lamaïque. Il a été transformé en film de propagande mondiale, en 1997, par le cinéaste français Jean-Jacques Annaud. Sept ans au Tibet, produit à Hollywood n’était qu’un « Bienvenue au nazi chez les Tibétains » avec dans le rôle du « gentil SS » un Brad Pitt aux cheveux très blonds, aux yeux très bleus, assorti de tout plein de beaux drapeaux à croix gammée.

A la mort de Harrer en 2006, et encore ces jours-ci, le dalaï-lama a diffusé de ce SS une apologie sans réserves : c’est-à-dire sans les mots « nuit de Cristal », « Himmler », « Hitler », « Juifs ». Où qu’un SS ait été en mission, il était à Auschwitz. Il n’y a pas de « voie médiane » entre les Juifs martyrs dès 1938 et le champion nazi de 1938 encensé par le dalaï-lama en 2008.

L’« Océan de Sagesse » ne doit pas servir à noyer le poisson de la mémoire et de l’histoire : à relancer en contrebande le « Hitler connais pas » et « la Shoah détail de la Seconde Guerre mondiale ». Le négationnisme n’est pas soluble dans les neiges éternelles. Le maître (spirituel) a eu ce maître (d’école). Il lui reste fidèle. Il y met son honneur. Sur le ceinturon des SS figurait la devise : « notre honneur est notre fidélité ». Le dalaï-lama met, depuis soixante ans, son point d’honneur à ne pas parler de la mission au Tibet confiée en 1938 à son précepteur par Hitler et Himmler, ni des motifs mystiques, racistes et stratégiques de cette mission.

Il pourrait invoquer son enfance, regretter d’avoir été manipulé par un plan des nazis et de leurs alliés japonais : ceux qui violaient Paris, Oradour, Tulle ; ceux qui violaient Nankin. Au lieu de cela, il traite la destruction des Juifs d’Europe de rétribution, forcément juste, de fautes antérieures : il jette la Shoah à la poubelle du « karma ». Et il ne cesse de ressasser son remerciement à un SS d’avoir été son « initiateur à l’Occident et la modernité » .

En acceptant ce discours, des Occidentaux et des modernes se font citoyens du déshonneur.

My Life in Forbidden Lhasa

Escaping from internment in India to the sacred capital of Tibet, an Austrian became the Dalai Lama’s trusted tutor

(Originally published in the July 1955 National Geographic)

By Heinrich Harrer Photograph by Heinrich Harrer

The rocky trail led into the broad valley of the Kyi River. Exhausted, our shoes in tatters and our feet bleeding and blistered, we rounded a little hill. Before us lay the Potala, winter palace of Tibet’s Dalai Lama, its golden roofs ablaze in the January sun.

Lhasa was only eight miles away !

I felt a sudden compulsion to sink to my knees and offer a prayer of thanksgiving, even as did the Buddhist pilgrims who were our companions. It seemed impossible that we had reached safety, that our agony of cold and hunger and danger lay behind us. We had walked more than 1,500 miles across the most forbidding terrain in the world and had climbed 62 mountain passes, some as high as 20,000 feet.

It is just as well, I have since felt, that no man can foretell the future. What would Peter Aufschnaiter and I have thought, when we left our native Austria in 1939 as members of the German Nanga Parbat Expedition, had we known we faced long imprisonment and a desperate escape into Tibet, where we were to roam fabled Lhasa with a color camera ?

War had trapped our expedition in Karachi. Enemy aliens, we were interned in a British prisoner-of-war camp in India. We mountaineers decided to attempt an escape over the towering Himalayas.

I drew maps, studied Tibetan, hoarded money and medicines and other essentials.

After several abortive breaks we reached freedom. Our comrades, appalled by the hardships, turned back, but Aufschnaiter and I had struggled and bluffed our way across Tibet’s desolate Chang Tang, a wasteland that even the natives shun in winter (pages 6 and 10). We had subsisted on raw yak meat and yak-butter tea and dried meal. And now at last, after 21 months of wandering in which we had almost given up hope, the golden roofs of the Potala were in sight.

Even now our troubles were not at an end. We were trespassers in Tibet, unwelcome foreigners in a land where every man is forbidden to assist a traveler who lacks written authority to pass. Our clothes were in rags, our appearance unkempt and forbidding. We had no baggage animals and no money to hire them. Surely the gates of the holy city would be closed to us.

We decided on one last desperate gamble. At Shingdongka, the last village between us and Lhasa, we searched out the binpo, or local official. With as much authority as one can command in filthy sheepskins, we introduced ourselves as the advance guard of an important foreign emissary and demanded pack animals and an escort to Lhasa.

La mère et la soeur du dalai lama

lire la suite sur le site National geographic (17pages)

Le Dalaï Lama et le Waffen SS

France Culture 10 septembre 2006

Patrice Sifflet : à l’antenne, le groupe Marianne de la Libre Pensée. Cher Georges André Morin, lors de notre émission de juin dernier consacrée au Da Vinci Code, vous avez signalé, de manière incidente, que l’actuel Dalaï Lama avait été formé par un ancien Waffen SS autrichien. Pouvez vous préciser ?

Georges André Morin : cette affaire est bien connue et depuis longtemps. Le film « Sept ans au Tibet » réalisé par J- J Annaud en 1997, avait bien involontairement ravivé les mémoires au grand dam des idolâtres occidentaux de sa Sainteté le 14 ème Dalaï Lama, Tenzin Gyatso à l’état civil, si j’ose dire. Quelques rappels factuels peuvent être tirées du best seller publié en 1952 et qui sert de trame au film, le livre de Heinrich Harrer, « Sept ans d’aventure au Tibet ». Ce livre a eu un énorme succès, bénéficiant de la mode d’ouvrages d’alpinisme comme « Annapurna premier 8000 » de Herzog ou « Premier de cordée » de Frison – Roche.

En septembre 1939, un groupe d’alpinistes allemands procède à des reconnaissances dans l’Himalaya occidental en vue de préparer l’accession du Nanga Parbat, un des quatorze plus de 8000 mètres de l’Himalaya (8114 en l’occurrence). Ces malheureux touristes allemands sont arrêtés au moment où ils s’apprêtaient à gagner l’Iran faute d’avoir trouvé à Karachi le cargo supposé les ramener en Allemagne. Ils sont arrêtés par les anglais. Après plusieurs tentatives, ils réussissent à s’évader de camp de prisonnier de Dehra Dum en avril 1944. Ils gagnent le Tibet, se retrouvent à Lhassa. Harrer finit, dit-on, vers 1948, par devenir un familier du jeune Dalaï Lama, né le 6 juin 1935 et supposé être la réincarnation du 13 ème Dalaï Lama, Thubten Gyatso, mort le 17 décembre 1933. Harrer reste à Lhassa jusqu’à la libération de la ville par l’Armée nationale de libération populaire en 1950 puis rentre en Autriche.

P.S : la question que l’on se pose, c’est Harrer était –il ou non nazi ?

G- A M : Ce fait fut d’abord nié . Puis lors des polémiques liées au film de 1997, des publications émanant des bureaux du Dalaï Lama prétendirent que le séjour de Harrer au Tibet fut pour lui une rédemption.

Harrer est devenu célèbre peu après l’Anschluss, annexion de l’Autriche par le Troisième Reich en mars 1938, pour avoir réussi l’ascension de la première face nord du mont Eiger le 24 juillet 1938.Il fut personnellement félicité par Hitler : « les enfants vous avez fait du bon travail ».

Harrer devint une des vedettes du régime. Il est tout naturellement incorporé dans ses troupes d’élite, les Waffen SS. Mais son livre est écrit avec prudence ; c’est très bien « fait ». Ainsi le début du récit est celui de son arrestation. Au passage, cette arrestation est dite « arbitraire ». Pourtant l’Allemagne et le Commonwealth n’étaient pas en état de guerre. Son emprisonnement semble l’avoir totalement coupé du monde

Ce n’est que fin 1944, plusieurs mois après son évasion qu’il a des nouvelles sur ce qui se passe en Europe et fait une allusion prudente à la guerre. Il écrit : « nous apprenons d’étranges choses sur l’Allemagne…toutes les villes ont été rasées. Des milliers d’avions américains débarquent des troupes en France. L’Armée Rouge avait chassé les Allemands de Russie ».

Est ce là l’état d’une imagination orientale ? Ces déclarations sont surprenantes. Il fait des allusions à des réseaux indépendantistes hindous, dont il est connu que Hitler, ce de bonne guerre par rapport aux Anglais, les caressait « dans le sens du poil ». On constate qu’il a du mal à s’avouer vaincu. Il ne fait aucune allusion à l’invasion de la Pologne, de la France puis de la Russie.

Alors que bien après la fin de la guerre, il relève avec satisfaction que les Tibétains ignorant complexes et préjugés contemplant les événements mondiaux avec le détachement du sage. Ni allusion, ni regret quant aux atrocités allemandes. On pourrait résumer : un sage « détachement ».

A le lire, Harrer n’a bien sûr aucune compétence en matière religieuse. Il est censé apporter au Dalaï Lama un aperçu sur le monde extérieur et les technologies modernes. Harrer loue l’habileté de son jeune élève dans sa quatorzième année, pouvant démonter et remonter une caméra, qui s’excite à l’idée de démonter un moteur de voiture pour alimenter un générateur électrique et monter une salle de cinéma dans une dépendance du palais du Potala, dont je précise que la surface est supérieure à celle du château de Versailles.

Mais les allusions géopolitiques sont quand même présentes. Le Tibet, écrit-il est un état « indépendant ». Sa superficie est trois fois celle de la France, trois fois le Reich. C’est le pays le plus haut du monde ; et son jeune élève est fier d’être le chef du pays le plus haut du monde.

Surtout, Harrer dit clairement à la fin que sa position est anticommuniste. Par ailleurs à la page 71 (de l’édition dont je dispose), il écrit : « la domination qu’exercent les moines du Tibet est absolue. C’est l’exemple type de la dictature cléricale ». Dont acte ! Mais sous sa plume ce constat n’est pas une critique…

P.S : au fait, la présence de Harrer est elle fortuite ?

G-A M : sa présence durant l’été 39 est tout sauf fortuite. C’est là où le bât blesse. L’expédition de Harrer fait suite à une expédition très officielle dirigée par un certain E.Schäfer, nommé en 1936 SS- Untersturmführer (sous lieutenant) de l’état major de Himmler, expédition organisée personnellement par Himmler dans le cadre de l’Ahnenerbe SS (« Héritage des ancêtres »), organisme créé au sein de la Waffen SS et dont la mission était de rechercher les origines de la race aryenne.

Un des membres de cette expédition était un ethnologue du nom de Beger qui s’illustrera à Auschwitz par de prétendues recherches scientifiques pour y mesurer des milliers de squelettes en vue de la création d’un musée de la race aryenne. Ce point est rappelé dans un article du journal le Monde du 5 août dernier dans un article intitulé « Shangri La ou le Tibet des fantasmes ». Je constate avec satisfaction que le politiquement correct finit par reconnaître un certain nombre de choses …

A la fin du XIXème siècle, les théoriciens racistes ou racialistes étaient Gobineau ou Vacher de Lapouge. Derrière cela existaient des sociétés secrètes dont la plus connue est la Société de Thulé, fantasmant sur des aryens purs aux confins du Tibet ou de l’Afghanistan, issus d’un royaume mystérieux, enterré et ayant survécu aux précédentes glaciations…

Si vous regardez une carte, le Nanga Parbat et ses 8114 mètres, but avoué de Harrer, est un sommet du Punjab, au nord ouest du Cachemire, proche de la Chine (deux à trois jours de marche), proche du Pakistan, plus exactement de cette étroite bande, le Wakhan , inventée par les cartographes anglais pour séparer l’empire russe de l’empire des Indes ; cette bande avec la vallée du Panshir de l’excellent commandant Massoud fait à certains endroits à peine 15 km entre le Cachemire ; Pakistan d’aujourd’hui et l’ancienne URSS.

D’ailleurs les nazis ont essayé aussi de faire risette aux Afghans, avec plus ou moins de succès. Par exemple, les feux rouges de Kaboul (d’avant les guerres civiles récentes) étaient les anciens feux rouges de Francfort offerts par le gouvernement hitlérien dans les années trente. Je tiens à dire, pour l’honneur de l’ancien roi Zaher Shah, âgé de 93 ans aujourd’hui et son Premier ministre M. Tarzi qu’ils menèrent une politique tout à fait sovietophile. Le gouvernement afghan resta de marbre face aux offres des nazis.

Outre le mythe de la race aryenne, cette région provoquait des fantasmes géostratégiques au même titre que le Caucase. Tandis qu’Hitler s’enferrait à Stalingrad, des alpinistes allemands eurent pour but de planter le drapeau nazi sur le mont Elbrouz qui n’est lui qu’à 5633 mètres. Dans « Mein Kampf », s’agissant des liens entre les origines aryennes et le nazisme, Hitler décrit la conception du drapeau nazi : « moi même, après d’innombrables essais, je m’arrêtais à une forme définitive : un rond blanc sur fond rouge et une croix gammée noire en son milieu. Les couleurs uniques témoignent de notre respect pour le passé. » Je précise : noir, blanc, rouge du drapeau impérial allemand. Dans le rouge nous voyons l’idée sociale du mouvement, dans le blanc l’idée nationaliste, dans la croix gammée, la mission de lutte pour le triomphe de l’aryen.

La croix gammée est omniprésente dans les monastères tibétains. Je me souviens avoir eu la surprise en visitant un monastère tibétain, celui de Sanyé, en 1994,de me trouver environné de croix gammées. C’est un symbole solaire de la religion traditionnelle tibétaine, celle qui a précédé, lequel est le bouddhisme relativement récent dans l’histoire du Tibet.

Pour les liens entre la société de Thulé et les nazis soyons précis ; elle a inspiré en janvier 1919 la création du Parti national ouvrier allemand par Drexler et K.Harrer, homonyme de l’alpiniste lequel a été transformé en février 1920 en Parti National Socialiste ! Au sein dudit Parti nazi, Himmler s’est mis à rechercher de ces fantasmagories ; Hitler, affectant de se tenir en retrait.

Ce qui est sûr c’est que le XIIIème Dalaï Lama, Thubten Gyaso, a en personne procédé à la traduction de « Mein Kampf » en tibétain, dont un exemplaire lui était parvenu. Un ouvrage récent consacré aux théocrates du Tibet, en leur étant globalement favorable, décrit le XIII ème Dalaï Lama : « Thubten Gyaso avait été conduit dans la double voie de l’autoritarisme et du pessimisme. Il n’avait pas confiance en ses ministres ni en ses proches collaborateurs. Chacun avait peur du Dalaï Lama ».

Détail anecdotique pour un tibétain, il portait au début de sa vie, vers la Première guerre mondiale, des moustaches en crocs à la Guillaume II et à la fin de sa vie une calvitie distinguée et un petite moustache le faisant ressembler à un maréchal français en retraite à la réputation sinistre.

P.S : aujourd’hui le Dalaï Lama est présenté comme une victime du gouvernement chinois, exilé et persécuté. Il est partout à la télévision, fait de meetings, les médias tentent de l’aider. Tout le monde pleure. N’y a –t-il pas une contradiction avec ce que vous venez de dire ?

G-A M : historiquement, la notion de Tibet indépendant n’a aucun sens. Le Tibet fait partie du monde chinois, depuis le XIIIème siècle, voire plus.

Au début du XX ème siècle, les empires russes et britannique lorgnent sur ce territoire. Les Britanniques tentent une occupation du pays à partir de 1904. Ce qui conduit le XIII ème Dalaï Lama à se réfugier en Chine et à obtenir finalement, grande habileté de l’empire chinois finissant, la reconnaissance internationale de la souveraineté de la Chine sur le Tibet.

C’est à ce moment que le XIII ème, retenu à Lhassa, a exprimé ses premières velléités d’indépendance. A la fin des années 20, deux séries de timbres tibétains furent tout simplement des timbres de l’empire des Indes dans une première version surchargée et ensuite modifiée.

L’idée d’un Tibet indépendant dans les années 30 est symétrique de la constitution de l’état croupion du Mandchoukouo par les japonais pour justifier leur occupation de la Mandchourie. Il y a un facteur commun, c’est le petit nombre de pays – les Etats fascistes et le Vatican ainsi que le Salvador – qui alors ont une représentation diplomatique à Moukden, en Mandchourie ; le Salvador étant le pays qui a déposé aux Nations Unies plusieurs motions pour la reconnaissance d’un Tibet indépendant, lequel n’a jamais existé.

Il est stupéfiant de remarquer que le Dalaï Lama actuel, en 1994, a voulu réunir à Londres des personnalités occidentales ayant connu un Tibet indépendant. Sur les sept personnalités, il y avait les deux Waffen SS, Harrer l’alpiniste et Beger l’ethnologue d’ Auschwitz et un diplomate chilien du nom de Miguel Sorano qui a fait carrière dans le sillage de Kurt Waldheim, en étant proche de Pinochet et des communautés nazies du sud du Chili.

P.S : avec Pinochet, on trouve Jean Paul II, comme c’est curieux…

G-A M : un facteur commun à toutes ces approches religieuses, c’est la verticalité du pouvoir. C’est le cas du Dalaï Lama qui représente un bouddhisme très minoritaire, venu au Tibet sur la Mongolie mâtiné de chamanisme sibérien et préexistant au bouddhisme.,, des cultes solaires adeptes de la croix gammée.

Heinrich Harrer ? Présent !

ALTERMEDIA INFO 8/1/2006

On apprend le décès, hier, d’Heinrich Harrer, à l’âge de 94 ans.

Adhérent des SA des 1933, il fut ensuite membre de la SS. Il était devenu célèbre pour sa première de l’Eiger en 1938

Suite à une tentative échouée d’une expédition sur le Nanga Parbat en août 1939, il se retrouva dans un camp d’internement britannique au pied de l’Himalaya. Il réussit à échapper par les montagnes jusqu’au Tibet.

Rapidement ils se retrouva dans l’entourage de l’actuel Dalaï-Lama avec lequel il se lia d’amitié. Il resta au Tibet jusqu’en 1951, quand il ne fit plus de doute que l’invasion chinoise d’octobre n’avait rien de pacifique.

Jean Jacques Arnaud réalisa à partir du récit de son aventure le célèbre film “Sept ans au Tibet”.

Sur la photo ci-dessus on voit Heinrich Harrer âgé en compagnie du Dalaï-Lama.

Vidéo

Une interview en plateau d’Heinrich HARRER, célèbre alpiniste et seul occidental à être entré dans l’intimité du DALAÏ-LAMA adolescent

visionner

Le dalai lama, mauvaises fréquentations ou liaisons dangereuses

Voilà ce que n’importe qui peut trouver sur le web, avis aux verts de gris :

Victor et Victoria Trimondi ont recensé au moins cinq autres « amis », connaissances ou relations de sa sainteté le dalaï lama ayant une réputation sulfureuse. Quatre d’entre eux ont eu des liens avec le nazisme ou le néo nazisme (Bruno Beger, Heinrich Harrer, Jean Marquès Rivière, Miguel Serrano). Un autre s’est distingué plus récemment pour avoir flirté avec l’antisémitisme (Jörg Haider).

La question qui se pose bien sûr est la suivante : sa sainteté connaît des milliers de personnes, qu’elle rencontre parfois aussi par ailleurs, et qui n’ont pas cette aura sulfureuse, de l’abbé Pierre à Richard Gere, pour reprendre les deux exemples cités au début de cette page. Alors cette petite galerie de portraits sulfureux, heureusement minoritaires, est-elle pertinente dans un carnet d’adresses aussi bien rempli que celui du dalaï lama ?

L’argument ici est que sa sainteté semble ne pas avoir vraiment dénoncé ou renié ces quelques "amis" pourtant encombrants. On pourrait trouver que cela est un signe de « fidélité » envers ses relations de longue date. Mais cela pose quand même la question de la relation ambigüe du souverain du Tibet en exil avec la démocracie et ses valeurs. Probablement un chef d’état démocratiquement élu ne pourrait aujourd’hui affirmer des relations avec des personnages soutenant des régimes ou des organisations que l’Histoire a clairement épinglés pour leurs exactions.

Voici les liens que nous proposent ces auteurs afin que nous puissions prendre la mesure de ces surprenantes fréquentations du prix Nobel de la Paix (Trimondi, septembre 2006, l’extrait d’un document email des auteurs est présenté ci-après)

suite

source "Le Tibet n’est pas le Shangrila" du site Bellaciao et la réponse 21 mars 2008 - 12h22 - Posté par 81.**.100.***


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